À l’aube de l’humanité, Asafuk, de la tribu des Hommes Debout, n’a qu’une peur : que le soleil ne revienne plus. Alors, à la tombée du jour, de sa voix hors du commun, « Celui qui parle au soleil » chante dans l’espoir de le retenir. Un jour, il rencontre une femme rejetée par sa tribu parce que trop singulière, une femme qui peint le monde sur les murs de sa grotte…et là, tout bascule…

 

Après avoir retracé l’exil de mes parents, questionné la transmission, c’est à travers la Préhistoire que se prolonge ma recherche sur la mémoire, sur ce qui nous construit, des circonstances à l’imaginaire, de l’intimité des familles aux basculements de l’Histoire, jusqu’à la légende des origines.

Cette histoire familiale est marquée par la prédominance de la transmission orale, par le tissage entre langage et musique. Par l’analphabétisme des mères, perpétuelles Shéhérazade dont la parole court sur le fil du conte pour sauver leur vie. L’omniprésence du conte et du fabuleux, et, au coeur, une quête intime d’émancipation.

L’obsession de ma mère : « Les mots ! » Tous les jours, la même question : « Les mots, tu les as ? » Les mots ? Quels mots ? « Les mots ! Les mots magiques ! Ceux qui te rendront libre ma fille ! ». 

Alors je suis partie à la recherche de ces fameux mots. Le voyage a commencé bien loin, jusque chez mes premiers ancêtres, jusqu’à rencontrer Asafuk, dont la seule peur était que le soleil ne revienne pas. Il m’a bien donné quelques mots, mais ce n’était pas suffisant.

Alors j’ai continué, j’ai parlé à ma grand-mère, Tetra, à mes deux grands-pères. Tous m’ont donné des mots, des mots qui me nourrissent aujourd’hui. Des mots que je peux enfin offrir à ma mère...

Tout public

Dès 12 ans

Avec Laure Vallès

(accordéon)

Durée : 1h